Remèdes naturels au jardin

La prévention est la clé de la bonne santé des plantes du jardin.

Et si une maladie se déclare ou un ravageur s’installe,  évitez  de  pulvériser  des  produits chimiques,

il  existe  de  nombreuses  solutions naturelles pour y remédier…

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La prévention au jardin

Des règles simples à adopter
> Bien choisir ses plantes et leur emplacement : elles doivent être adaptées au climat local et à l’exposition (ombre, soleil), dans un environnement sain et diversifé (voir fiches 5 et 8 ).
> Prendre soin du sol :  il doit être meuble,  fertilisé  (apport de compost, de fumier composté, de poudres de roches ou d’engrais organiques sans excès) et si possible paillé (voir fche 3).
> Vérifer  la teneur en eau du sol : l’eau ne doit ni stagner ni  trop manquer sinon cela fragilise les plantes.
> Penser aux bonnes associations de plantes : certaines plantes émettent des essences volatiles qui éloignent naturellement les parasites (voir fiche 6 ).

Des remèdes préventifs
• Il est possible de renforcer les résistances naturelles des plantes grâce à des préparations à base de végétaux. Il existe quatre techniques différentes : l’infusion, la décoction, la macération et l’extrait  fermenté (souvent appelé à tort purin). De nombreuses plantes peuvent être ainsi préparées puis pulvérisées, comme par exemple :
> l’extrait fermenté d’ortie, excellent fertilisant (dilué), il favorise la croissance des feuilles et racines, ainsi que la vie du sol ;
> l’extrait fermenté de prêle (dilué), riche en silice, est un excellent préventif contre les maladies cryptogamiques (dues à un champignon) ;
> l’extrait  fermenté de consoude (dilué) active la croissance et la floraison des plantes, notamment des plants de tomates, choux et céleris. La consoude peut aussi être utilisée en paillis.> Les poudres de roches, appliquées en pulvérisations foliaires, renforcent aussi les plantes en leur apportant des oligo-éléments.

L’extrait fermenté d’ortie, un stimulant efficace
Dans un récipient couvert (non hermétiquement), coupez finement au sécateur 1 kg d’orties fraîches non montées en graines, ajoutez 10 litres d’eau (de pluie de préférence) et laissez fermenter en remuant tous les jours. Lorsque plus aucune bulle ne remonte en surface, la fermentation est terminée, filtrez aussitôt et gardez au frais afn d’arrêter la putréfaction qui détruit le produit. Diluez à 10 % avant d’appliquer (1 l d’extrait pour 9 l d’eau).
Une maladie, un ravageur…

Des taches sur les feuilles apparaissent ou celles-ci sont mangées ?  Cela est probablement dû à une maladie ou à un ravageur…  Si les mesures préventives n’ont pas suft, il sera alors temps de passer à la lutte active : enlever les parasites, couper les parties atteintes et traiter  avec des produits naturels seulement si cela s’avère indispensable.
Contre les ravageurs il existe diférentes techniques, soit de protection mécanique, soit de traitements naturels contre les limaces : cendres autour des plantes, pièges à limace (avec ou sans bière), épluchures de pomme de terre sous un abri, feuilles d’ortie fraîches, paillis de fougère aigle, granulés à base de phosphate de fer (Ferramol).
Contre les insectes parasites
> Pucerons : pulvérisation de savon noir dilué dans l’eau (15 à 30 g/l), d’extrait fermenté de sureau, de macération de fougère aigle, de décoction d’absinthe (armoise)…
> Doryphores : ramasser les larves à la main, pyrèthre naturel, mélanges d’huiles essentielles, semer du lin ou planter des ails avec les pommes de terre…
> Larves de hanneton : travailler  la terre de façon répétée.
> Piérides du chou : écraser les pontes et ramasser manuellement les chenilles, insecticide naturel à base de Bacillus thuringiensis (efficace aussi contre le ver du poireau, la noctuelle, le carpocapse), voile anti-insecte (à employer aussi contre la mouche de la carotte, la noctuelle), utiliser des feuilles de fougère aigle soit au sol soit en pulvérisation de décoction sur le feuillage.
> Carpocapses (vers de la pomme) : bande de carton ondulé placée autour du tronc (à retirer ensuite avec les larves) ; piège à phéromones (hormones femelles volatiles), compter un piège par arbre ou l’utiliser pour connaître la période d’infestation (puis traiter naturellement avec le virus de la granulose).
Contre  les campagnols : pulvérisation d’extrait fermenté de sureau, pièges, chat, bouteille plastique renversée sur une tige métallique très fne (vibrations transmises dans le sol).
Contre les maladies
La plupart des maladies sont dues à des champignons qui peuvent être détectés grâce à une observation régulière. Leur développement pourra être stoppé par l’application de fongicides naturels :
> à base de cuivre : sous forme de bouillie bordelaise, d’hydroxyde de cuivre ou mieux, sous forme d’engrais foliaires enrichis en cuivre (cuivrol, ferticuivre, master cuivre, fortifant au cuivre…). 
Contre le mildiou, la tavelure, les chancres…
> à base de soufre : de préférence sous forme liquide. contre l’oïdium et la tavelure.
> à base de lait de vache : plus efficace contre l’oïdium que le soufre (dose d’attaque 1 l de lait pour 1 l d’eau puis 0,5 l pour 1 l d’eau tous les 15 jours).
> à base de plantes : pulvérisation de décoction de prêle contre toutes les maladies et d’extrait fermenté d’ortie contre le mildiou.

Astuce : utilisez du carton ondulé pour pailler groseilliers, cassis, arbres ou le futur potager au début de l’hiver. Paillez en priorité les légumes qui demandent beaucoup d’eau (tomate, courge, salade…). Evitez de pailler les plants trop jeunes ainsi que les alliacées (ail,oignon, échalote…).
Identifez les maladies avant de traiter !
MILDIOU : taches brunes sur les feuilles et les tiges, feutrage blanchâtre sous les feuilles.
OÏDIUM : feutrage blanc d’aspect farineux sur les feuilles.
POURRITURE GRISE OU BOTRYTIS : pellicule grise sur les feuilles.
ROUILLE : taches de couleur rouille.
TAVELURE : taches vert olive sur les feuilles et les fruits puis dessèchement.
Téléchargement de la fiche
Fiches réalisées par : Charte régionale portée par Franche-Comté Nature Environnement, coordonnée par le CPIE de la Vallée de l’Ognon,avec le soutien technique et financier de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée & Corse.

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