Pesticides, pourquoi jardiner sans ?

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Beaucoup de jardiniers amateurs ont recours à des produits qui peuvent être dangereux pour le jardin. Pourtant, des solution naturelles, efficaces et faciles à mettre en place, existent, sans conséquences néfastes pour l'eau, la biodiversité ou votre santé.
Alors n'attendez plus, jardinez naturellement !

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Qu'est ce qu'un pesticide ?
Les produits chimiques utilisés pour désherber son allée ou lutter contre les pucerons ne sont pas anodins : ce sont des pesticides, appelés aussi produits phytosanitaires par les professionnels, conçus pour tuer des êtres vivants.
Ils servent principalement à :
  • éliminer les herbes indésirables (= désherbants)
  • éliminer certains animaux dits "ravageurs" ou "parasites" comme des insectes (= insecticides), des mulots (= raticides), des limaces... (= limaticides), etc...
  • lutter contre les maladies causées par des champignons (= fongicides)
Attention, poison !
Le glyphosate est un désherbant total très utilisé par les jardiniers amateurs. C'est aussi une des substances dangereuses que l'on retrouve le plus dans les eaux franc-comtoises.

Les pesticides, quels impacts ?
Des impacts sur l'eau
Les pesticides utilisés par le jardinier empoisonnent l'eau car ils peuvent :
  • ruisseler jusqu'un cours d'eau, surtout lorsque le sol est imperméable ;
  • être entraînés dans le sol par les eaux de pluie jusqu'aux nappes souterraines ;
  • s'évaporer dans l'atmosphère (air, eau de pluie, brouillard).
La Franche-Comté souffre d'une contamination de ses eaux par les pesticides, notamment par les herbicides. En moyenne, pas moins de 38 molécules actives différentes ont été recensées sur les 10 stations d'observation des rivières de la région.

Des impacts sur la biodiversité
La plupart des pesticides ne sont pas sélectifs : en traitant un seul "problème", d'autres espèces sont tuées, directement ou indirectement.

Ainsi les "amis du jardinier" sont très sensibles à ces produits. C'est le cas des prédateurs des ravageurs (coccinelles, mésanges, hérissons, etc...) ou encore des polinisateurs (abeilles, bourdons, etc...). De même, les pesticides sont toxiques pour les êtres vivants du sol : vers de terre, acariens, champignons, bactéries...

Un cercle vicieux s'installe... Au fil des ans et dans l'espoir d'obtenir un meilleur résultat, le jardinier est ammené à traiter plus souvent avec également la tentation de surdoser. Au final, le sol se meurt, les plantes les plus résistantes s'installent et les ravageurs, sans aucun prédateur naturel, pullulent. C'est tout le jardin qui est fragilisé !

Des impacts sur la santé
Les pesticides peuvent également intoxiquer l'homme
  • par forte dose (pendant l'utilisation ou par ingestion) => brûlure, irritation, allergie, mal de tête, vertige, tremblement, vomissement, mal de ventre...
  • par dose faible et répétée => absorption par l'air, l'eau et les aliments consommés.
Ne laissez pas vos enfants, particulièrement sensibles, jouer au contact des zones traitées.

Un problème de santé publique
De nombreuses études démontrent que les pesticides auraient des effets à plus ou moins long terme sur notre santé. En s'accumulant progressivement dans notre organisme, les pesticides augmenteraient les risques de certains cancers, maladies neurologiques et troubles de la reproduction.

La France championne d'Europe
La France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le quatrième au niveau mondial. Même si l'agriculture est le premier utilisateur, les quantités utilisées dans les jardins privés, espaces verts et voiries ne sont pas négligeables puisqu'elles représenteraient jusqu'a 30% de la pollution des eaux françaises par les pesticides ! Les jardiniers amateurs ont donc leur part de responsabilité, notamment à cause du surdosage.
Téléchargement de la fiche
Fiches réalisées par : Charte régionale portée par Franche-Comté Nature Environnement, coordonnée par le CPIE de la Vallée de l’Ognon,avec le soutien technique et financier de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée & Corse.

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