Les assistants du jardinier
petits animaux assistants du jardinier
« Manger et être mangé », loi fondamentale de la nature, s’applique aussi au jardin... Toute espèce qui s’attaque aux cultures (le ravageur) a des ennemis naturels (les prédateurs) qui limiteront sa prolifération. Ces animaux jouent un rôle primordial au jardin, ce sont des auxiliaires. Apprenez à les reconnaître et à les accueillir !
| Reconnaître ses alliés |
| Parmi tous les insectes de votre jardin, très peu occasionnent de vrais dégâts, surtout dans les jardins des particuliers. Les auxiliaires sont donc les plus présents. • les prédateurs : ils s’attaquent directement aux ravageurs et sont souvent spécialisés. Des anti-pucerons naturels > la coccinelle : adulte et larve dévorent les pucerons. > le syrphe : sa larve est une grande consommatrice de pucerons, puis, adulte, devenue une mouche aux allures de guêpe, elle butine les fleurs. > la chrysope : sa larve mange des pucerons, de petites chenilles et des acariens. > le perce-oreille : appelé aussi forficule, il apprécie les suceurs de sèves. > les petites guêpes solitaires : elles nourrissent leur progéniture de pucerons. Des anti-limaces, larves et autres insectes > les carabes : ils aiment les chenilles, limaces, escargots, vers blancs et gris, taupins… > les batraciens (grenouilles, crapauds) : ils sont friands de larves, limaces et insectes. > les chauves-souris : elles chassent les papillons de nuit (carpocapses, noctuelles, phalènes…) et bien d’autres insectes (mouches, moustiques, hannetons, pucerons ailés…). > le hérisson : il a un gros appétit pour les insectes, limaces, escargots, vers de terre et autres chenilles. > les passereaux (mésanges, rouges-queues, rougesgorges) : ils consomment toutes sortes d’insectes, larves, chenilles, vers. • les décomposeurs : ce sont des animaux qui découpent, digèrent, aèrent, transportent, transforment les végétaux morts, débris et autres restes. Le plus connu, le ver de terre, aide à structurer et fertiliser le sol mais il en existe d’autres (collemboles, cloportes, etc.). • les pollinisateurs : il s’agit notamment des abeilles, abeilles solitaires, bourdons, papillons, mouches. En transportant le pollen d’une plante à une autre, ils participent à la fécondation des fleurs (cultivées et sauvages) et donc à la formation des graines et des fruits. |
| Comment rendre son jardin accueillant pour les auxiliaires ?
Prévoir quelques abris pour favoriser la présence des prédateurs : un tas de feuilles mortes, de branches, une pile de bois, un pierrier, une mare...
• Quelques abris faciles à mettre en place :Vous trouverez en magasin différents abris prêts à être installés, ou avec un peu de bricolage, il est aussi possible de les fabriquer soi-même : > gîtes à abeilles et guêpes solitaires : fagot de tiges creuses fermées à une extrémité (bambous, roseaux…) ou de tiges à moelle (sureau, ronce, framboisier…) à attacher à une branche d’arbre ou à un piquet, bien exposé au soleil et à l’abri de la pluie. > abri à coccinelles : assemblage de planchettes (20 cm x 15 cm) avec une tige filetée, espacées chacune avec un écrou de même épaisseur, à installer en août, au sec et plein sud (tas de pierres, sur un arbre, encastré sur un mur). > abri à perce-oreilles : pot de fleurs suspendu à l’envers, garni de paille ou de foin légèrement humide. • Le jardin fleuri des pollinisateurs… Pour rendre le jardin agréable pour les pollinisateurs qui se nourrissent de nectar et de pollen, il faut des plantes à fleurs variées : > Favoriser les fleurs et arbustes dont la floraison s’échelonne tout au long de l’année (voir fiches 8 & 9 ). > Privilégier les haies à forte diversité comprenant de préférence des espèces non exotiques (voir fiche 9 ) > Tondre haut la pelouse et laisser quelques îlots de fleurs spontanées (voir fiche 7 ) Installez votre nichoir à oiseaux, de préférence avant l’hiver, dans les arbres ou autres supports à l’abri des prédateurs, avec une orientation du trou d’envol au sud-est. Utilisez un fil de fer pour fixer le nichoir autour de l’arbre plutôt que des clous. Diversifier au maximum la flore sauvage au jardin permet de créer des conditions idéales pour les insectes auxiliaires. |
| De la protection biologique à la lutte biologique… |
| Lors d’une grosse invasion, il est possible d’importer directement un prédateur, en l’achetant par exemple en magasin, si aucun prédateur naturel n’est présent.Attention aux espèces importées ! Et ne confondez pas nos coccinelles (notamment Coccinella septempunctata et bipunctata) avec la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis). Les trous des abris à abeilles solitaires doivent être sans bavures de bois, sinon cela piège les insectes. Certaines petites guêpes ou mouches parasitoïdes pondent leurs oeufs dans ou sur le ravageur (piéride du chou, tordeuse, noctuelle,teigne du poireau, etc.) qui sert ensuite de nourriture aux petits. Patience... Entre le temps où le ravageur s’installe, se développe et l’arrivée de ses prédateurs, il y a toujours un décalage de quelques semaines… Alors armez-vous de patience et bientôt, les pucerons que vous voyez pulluler seront régulés ! |
| Plutôt que de combattre la nature, jouons avec elle dans le respect de ses règles, et arrêtons d’utiliser des produits chimiques qui détruisent cet équilibre ! |
| Téléchargement de la fiche |
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Fiches réalisées par : Charte régionale portée par Franche-Comté Nature Environnement, coordonnée par le CPIE de la Vallée de l’Ognon,avec le soutien technique et financier de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée & Corse.
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